Affichage des articles dont le libellé est 39-45. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 39-45. Afficher tous les articles

vendredi 8 mai 2026

[Nouvelle] Monacia d'Aullène & Gianuccio > Commémoration du 08 mai 1945 > Dépôt d'une gerbe monuments aux Morts du village.

 






Mme Joëlle Lucchini, adjointe à la mairie, lisant le discours du Ministre des armées.

Mme Paola Infortunio, adjointe à la mairie, représentant le hameau du Gianuccio, dépose la gerbe de fleurs au pied du monuments aux morts accompagnée par les enfants.



Les enfants présents.

vendredi 29 juin 2018

vendredi 9 septembre 2016

[Nouvelles] Monacia d'Aullène & Pianottoli-Caldarello & Aullène > libération de la Corse > les résistants

9 septembre 1943   9 septembre 2016,

Il y a 73 ans, la Corse se libérait...

Le musée de la résistance en ligne propose différentes publications et informations sur la résistance en Corse.
Des archives privées de Maurice Choury ont été mises à la disposition du musée par sa fille, Madame Isaline Alamaric-Choury.

Voici les listes des résistants de Monacia d'Aullène et de Pianottoli-Caldarello qui sont publiées sur ledit site.









mercredi 20 juillet 2016

[nouvelles][in memoriam] Aullène & Monacia d'Aullène > Mort pour la France > Charles Martini

 20 juillet 1944     20 juillet 2016.
Il y a 72 ans, il est mort pour la France lors de la bataille de la libération de Paris.




Pour mémoire, un peu d'histoire :
(extrait d'un article signé par Jean Morawski et publié dans la version en ligne du journal "L'humanité", humanité.fr en date du 25.8.2003)


"[Soulignons] aussi le rôle tenu dans la bataille de Paris par les personnels des hôpitaux ; on en parle assez rarement :
'En août 44, dans les hôpitaux, deux grandes organisations coordonnent l'activité des médecins. Le Service de santé zone nord (...) et le Comité national des médecins français. Une commission permanente centralise les diverses branches de l'activité de l'Assistance publique. Le professeur Leibovici coordonne l'ensemble de la région parisienne. (...) À la Salpêtrière, on soigne avec le concours du professeur Henri Mondor et on participe aux combats. Des armes sont prises aux Allemands à la Pitié. (...) À l'Hôtel-Dieu, au service du professeur Brocq, les équipes se relaient toutes les six heures, opérant en permanence. Le 20 août, le personnel, avec l'aide des FTP, occupe la direction générale de l'Assistance publique et reçoit le nouveau directeur.'

Parmi les morts d'avant ces combats, Charles Martini, dit Picpus, étudiant en médecine, abattu le 20 juillet 1944, à Sully-Morland, par un soldat allemand que, quelques jours auparavant, il s'était contenté de désarmer, lui laissant la vie sauve. Picpus, vingt-sept ans, était né en Corse. Il ne fut pas le seul salarié du secteur de la santé à donner sa vie pour libérer Paris."

[note s_cl : Charles était le petit-fils de Charles Martini et Marie Joséphine Lucchini, il était le neveu de Filicina, Jules et Angèle. Il est enterré à Aullène. Voilà l'information donnée par son cousin André : "Charles Martini est mobilisé dans les services de santé des armées en 1940, il est fait prisonnier à Dunkerque et est rapatrié pour raison de santé après un an de captivité. Il est l'un des premiers docteurs à entrer dans les FTP avec le surnom de "Maréchal". En mai 1944 il participe à l'attaque du secrétariat des universités pour s'emparer des listes de recensement de la classe 1943. En juin, il défonce en plein jour la vitrine de la librairie allemande du Bd St-Michel. Lors d'une opération il doit maîtriser un soldat allemand sans éveiller l'attention, c'est ce soldat qui le reconnaît quelques jours plus tard sur le quai Henry IV et l'abat."]

vendredi 20 mai 2016

[Presse][Nouvelles] Aullène & Prunelli di Fiumorbo > Projection débat à Abbazia documentaire Résistantes coirses déportées.

Article découvert sur le site: "corsica webzine".



            
             Abbazia : film et débat sur la Résistance corse et la Déportation
                
Les Résistants du Fiumorbu morts dans les Camps nazis sont très méconnus. C’est à leur mémoire que Jackie Poggioli veut dédier la présentation de son film sur les Femmes corses déportées, programmé le 21 mai à Abbazia.
La réalisatrice de ViaStella dévoilera des éléments d’information sur ces héros fiumurbacci trop oubliés, lors du débat qui suivra la projection à 14h30, au cinéma l’Excelsior. Elle espère que des proches de ces martyrs -ou de ceux originaires d’autres régions insulaires- se feront connaître à cette occasion. Ils pourraient aider à extirper davantage de l’oubli ces hommes d’exception. Capital également, pour la journaliste, d’entendre des témoignages sur le Camp de Prunelli di Fiumorbu, où étaient internés ou assignés à résidence des prisonniers politiques durant l’Occupation avant d’être, pour certains, déportés en Italie.
Par ailleurs, Jackie Poggioli souhaite mettre à profit sa venue à Abbazia pour rendre hommage à de célèbres Résistants de la région : elle rappelle notamment le martyr de Robert Guidicelli, de Chisà, tué par la Gestapo après de terribles tortures le 14 août 1943, et Jean Simonpoli, de Ventiseri, le poète-maquisard, fusillé le 21 juillet 1944, et dont le nom est gravé au Panthéon. En même temps que ces héros assassinés par l’Occupant, Jackie Poggioli veut également saluer la mémoire du Capitaine Louis Milelli, de Vezzani, qui a aidé les juifs persécutés et a été décoré de la médaille des Justes, d’Albert Preziosi, de Vezzani également, légendaire aviateur de l’Escadron de chasse Normandie-Niemen, et de François Vittori, d’Isulaccia di Fiumorbu. Décédé en 1977, cet ancien des Brigades Internationales a été l’un des Responsables militaires de la Résistance corse.
Au-delà de ses films sur la Seconde Guerre, consacrés à des figures emblématiques comme Jean Nicoli, Fred Scamaroni et Dumenicu Ribeddu, Jackie Poggioli poursuit, depuis plusieurs années, des investigations sur des pans méconnus de la Résistance insulaire, et a réalisé Expositions et conférences sur ce sujet. Son documentaire sur les Femmes corses déportées a fait l’objet de projections à la CTC et à l’Assemblée Nationale.




lundi 25 avril 2016

[Nouvelles][Presse] Journée de la déportation à Ajaccio.




Journée de la Déportation à Ajaccio.

Les femmes à l’honneur.

Cette année, la Journée de la Déportation a pris à Ajaccio une forme inédite. Pour la première fois en effet, elle a été déclinée au féminin pluriel. Ce sont les Résistantes déportées nées en Corse qui ont été mises à l'honneur. Chacun de leurs noms a été lu par des Collégiens et lycéens, garçons et filles mêlés. L'initiative est à mettre à l'actif de Noëlle Vincensini, unique survivante insulaire des Camps Nazis et membre fondateur de l'Antenne insulaire de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Elle a demandé à Jackie Poggioli de lui transmettre la liste et les éléments biographiques de ces héroïnes, que cette journaliste-réalisatrice de Fr3 Via Stella a extirpées de l'oubli dans son dernier documentaire. Quant à la mise en œuvre de cette belle et émouvante cérémonie, c'est Jacques Vergellati, le dynamique Directeur de l'Onac de Corse-du-Sud, qui l'a organisée tambour battant. Au-delà des Officiels, on notait la présence de plusieurs descendants ou proches des Déportées évoquées, comme Juliette Alessandri, petite-nièce de Maria de Peretti et Isabelle Gaggini, fille de Geneviève de Gaulle. La Communauté juive insulaire qui a échappé -localement- à la Déportation était représentée elle aussi, grâce notamment à la famille Sillamy. Outre le répertoire habituel pour ce genre de cérémonie, la langue corse y a été elle aussi aux premières loges: on a ainsi pu entendre la magnifique interprétation du Cantu di i Pantani (le Chant des Marais), par le groupe Cinqui Sò. C'est la première fois que cette Commémoration s'ouvre ainsi à des thématiques qui, via les Femmes et la langue corse, l'inscrivent véritablement dans le Présent. De quoi rappeler opportunément que l'esprit de Résistance n'appartient pas qu'au passé, mais irrigue toujours l'Actualité insulaire. Les jeunes gens qui ont animé la cérémonie en étaient la preuve vivante.



samedi 12 mars 2016

[Nouvelles] Aullène & Ajaccio & Corse > Journée Internationale de la Femme > Assemblée de Corse.





         L’Assemblée de Corse et les Femmes
C’est un acte politique fort que les deux Présidents de l’Assemblée de Corse ont accompli, ce 8 mars. Ils ont tenu à célébrer la Journée Internationale de la Femme de façon totalement inédite, dans ce lieu le plus représentatif du Pouvoir politique insulaire. Et cet hommage, ils ont choisi de le faire en s’appuyant sur un documentaire en langue corse, produit par ViaStella, consacré à des Résistantes insulaires Déportées. C’est un choix doublement symbolique.
 La longue mise au ban du Corse, qui était la langue maternelle des héroïnes évoquées dans ce film, renvoie en effet comme un écho troublant à leur oubli à elles. Le choix de rappeler leurs parcours réveille de fait le souvenir de générations d’ombres féminines qui ont fait la Corse mais qui gisent pourtant, sans nom et sans visage, dans les ténèbres de l’Histoire.
L’effacement des Femmes, dans la représentation mémorielle insulaire, est une évidence trop souvent ignorée ou niée, alors même qu’elle crève les yeux : en témoigne -entre autres exemples- leur absence totale dans la Statuaire civile corse, érigée dans l’espace public, qu’elle soit d’ailleurs d’inspiration corsiste, bonapartiste, jacobine, républicaine. Aucune effigie de femme sur nos places, aux côtés de Sambucucciu, Vincentellu d’Istria, Sampieru, Napoléon et ses frères, les maréchaux de l’Empire, les soldats et  Généraux corses des Armées de la République, les Résistants de la Seconde Guerre ! Un Panthéon symbolique, uniquement viril, comme on le voit. Aux oubliettes, même les quelques héroïnes du XVIIIe qui avaient pourtant réussi à marquer la mémoire collective, Maria Gentile, Faustina Gaffori, Rusanna Serpentini, A Monaca Rivarola. Aux oubliettes toutes leurs congénères, y compris les Résistantes et Déportées du XXe siècle. Le buste de Danielle Casanova, la seule héroïne rappelée dans la pierre, n’est pas érigé dans l’espace public, mais dans une aire privée et funéraire : son tombeau, perdu dans le maquis de Piana.
L’unique représentation féminine qui se dresse sur nos Places publiques -en-dehors de la Madona, de l’allégorie de Marianne et de celle de …la Pudeur (!) -c’est l’image de la Mère des soldats de 14, montrant à ses fils le chemin à suivre : celui d’une mort forcément glorieuse, au Champ d’honneur -dans l’enfer des Tranchées. Comme si c’était celui-là -si tant est qu’il ait existé !- le plus beau rôle des Femmes corses dans l’Histoire, le seul qui mériterait d’être gravé dans le marbre.
A l’opposé de cette terrifiante vision, façonnée par  le discours dominant, celle d’une Mère sacrificatrice de ses enfants mâles, au nom d’un Pouvoir Supérieur, et celle d’une Donna corsa qui ne participerait de fait à l’Histoire qu’à travers les hommes de sa lignée, les Résistantes insulaires déportées racontent une tout autre mémoire. Celle de Femmes engagées contre un Ordre barbare, pas seulement comme mères, ou épouses/ filles / sœurs, mais comme des êtres libres de toute tutelle, majeurs, même à cette époque où l’Etat français ne leur avait pas encore octroyé le droit de vote, où elles n’étaient pas considérées comme des citoyennes à part entière.
A l’heure où les Droits des Femmes sont toujours niés ou remis en question dans de nombreux pays, et où la Corse est secouée par des vents mauvais, oui, il fallait plus que jamais rappeler le souvenir de ces Combattantes de la Liberté, si oubliées des Commémorations insulaires de 1943 et de 1945. Il fallait rendre publiquement hommage à ces Femmes de l’Ombre, qui ont lutté contre le fascisme, celui de l’Occupant, mais également celui de l’Etat français pétainiste.
Merci à Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni d’avoir remis ces Résistantes déportées au cœur du débat, ce 8 Mars, dans cette Assemblée où bat le pouls de la démocratie corse.
Jackie Poggioli