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samedi 26 octobre 2019

[Presse] Aullène > Les fusillés pour l'exemple > Publication Nutizié Nustrale.

Publication de ce jour sur le site: Nutizie-nustrale.




Fusillés pour l’exemple
FUSILLES CORSES : D’AULLENE A L’ASSEMBLEE DE CORSE
L’Assemblée de Corse a voté à l’unanimité le 24 octobre une résolution proclamant solennellement, au nom des élus de cette institution, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple insulaires de 14-18, et corrélant cette proclamation à une Motion, votée en 2011 par ce même cénacle, qui avait réclamé auprès de l’Etat cette même mesure, incluant tous les soldats exécutés durant la Première Guerre, qu’ils soient originaires de la Métropole, de l’Outre-Mer ou de l’Empire colonial français.
Cette résolution a été présentée par Gilles Simeoni. Le Président de l’Exécutif a précisé que les éléments d’information concernant cette résolution avaient pour base le documentaire de Jackie Poggioli, Fucilati in prima linia, réalisé en 2011 et produit par France3Corse Via Stella.
Si la Motion votée en 2011 demandait la réhabilitation des soldats fusillés, la Résolution de 2019 va bien plus loin : prenant acte de l’absence de réponse faite à l’époque par l’Etat à l’Assemblée de Corse, puis du refus exprimé en 2014 par les Autorités de toute réhabilitation collective ou au cas par cas, les élus insulaires ont décidé d’acter cette mesure à l’échelle locale, en espérant qu’elle ouvre la porte à des initiatives similaires dans les diverses régions de l’Hexagone.
Une réhabilitation à laquelle la France n’a pas encore consenti pour l’heure, à l’inverse de pays, tels le Canada, pour tous ses fusillés, au-delà des Corses, durant cette terrible boucherie
Ce vote a été suivi de la projection du très beau court-métrage, Aiò Zitelli, qui, après avoir été présenté dans divers festivals en Corse, et au plan international, vient d’obtenir, entre autres prix internationaux, une distinction prestigieuse, celle du meilleur film international (Antonioni Award), dans la catégorie court-métrage au Blow-Up de Chicago, aux États-Unis. Déjà primé en Russie, en Amérique-du-Sud, dans le New Jersey, le film est actuellement en finale dans des festivals en Italie et en Roumanie.
Aiò Zitelli est un film bilingue réalisé par Jean-Marie Antonini, co-écrit avec Frédéric Bertocchini, auteur de la bande dessinée du même nom. Ce dernier raconte l'histoire d'un instituteur, Casalta, formidablement interprété à l'écran par le comédien Jean-Philippe Ricci, et celle d'un jeune poilu corse, Joseph Gabrielli, (interprété par Antonu-Maria Mela), accusé de désertion devant l'ennemi, en 1915.
Aiò Zitelli sera prochainement en compétition en finale des Hollywood International Moving Pictures Film, à Los Angeles. En cas de succès, il s'agirait alors d'une véritable consécration pour un film corse.
Aiò Zitelli ! 1ère Guerre mondiale, (1914-1918)
L'histoire de ce court métrage se passe en 1915, en pleine guerre des tranchées. Lucien, poilu d’origine corse, remet en question son obéissance à l’armée française après la condamnation à mort de son ami et compatriote, sacrifié sur l’autel de la bêtise humaine.
La genèse de ce court métrage remonte au visionnage d’un documentaire télévisuel de Jackie Poggioli, « Fucilati in prima ligna » sur France 3-Via Stella, en 2011. La journaliste mettait en exergue plusieurs dossiers de Poilus Corse fusillés pour l’exemple, et leur histoire, durant la 1ère Guerre Mondiale. Parmi ces différent cas, l’authentique et dramatique histoire du jeune soldat Joseph Gabrielli. Cette histoire dramatique était aussi traitée dans la bande dessinée de l’auteur Fréderic Bertocchini « AÏO ZITELLI – Tome1 », (histoires brèves de poilus corses durant la grande guerre), publiée en 2014.
Le réalisateur Jean-Marie Antonini s’étant rapproché de l’auteur de la BD, Fréderic Bertocchini ensemble ils ont décidé de collaborer autour de cette histoire forte et écrire le scénario d'Aiò Zitelli"..`







samedi 17 août 2019

[Nouvelles] Aullène > Les fusillés pour l'exemple > Cérémonie et conférence.


CEREMONIE ET CONFERENCE du 9 AOUT

La statue du Poilu de notre Monument aux morts a repris sa place, après sa restauration. Le retour très attendu de ce soldat de pierre, conçu à l’effigie de notre concitoyen Joseph Tomasini, fusillé pour l’exemple en 14-18, a de fait constitué, bien au-delà de notre village, une reprise dans la mobilisation corse pour la réhabilitation des victimes des Conseils de   guerre. 
Une nouvelle étape dans cette démarche, amorcée à l’initiative de notre Municipalité et de Jackie Poggioli, grand reporter à Viastella, réalisatrice d’un documentaire sur les soldats corses fusillés et cheville ouvrière de la journée du 9 août. 
Cet évènement s’est accompagné d’une cérémonie, d’une Exposition et d’une conférence-débat qui ont attiré, outre les habitants du village, des élus et habitants de toute la région, mais aussi des militants venus de plus loin, adhérents de la Libre Pensée, qui accompagnaient leur camarade Jean-Marc Schiappa. 
Cet historien, Président de l’IRELP, l’Institut de Recherche de la Libre Pensée, était invité pour une conférence sur les Fusillés.   

La cérémonie
La cérémonie devant le monument aux morts a eu lieu en présence de notre communauté villageoise, mais aussi d’élus de toutes obédiences et de diverses institutions, du Député nationaliste de la seconde circonscription de Corse-du-Sud Paulu-Andria Colombani et son assistant Pierre Jo Filiputti aux maires de l’Alta Rocca, en passant par Dominique Bucchini, ancien Président de l’Assemblée de Corse, sous les couleurs du Front de Gauche, Jean-Jacques Panunzi Sénateur LR et Jacques Rocca Serra, ancien Sénateur des Bouches-du-Rhône. 
Un éventail politique comme on le voit très large, que venait compléter Jean-Marc Schiappa, militant trotskiste de très longue date. S’il est en effet le père de Marlène Schiappa, actuelle Secrétaire d’état issue des rangs de Gauche, il n’est pas du tout, pour sa part, entré dans les eaux de la Macronie ! Il a même tenu à plusieurs reprises, notamment sur la Corse, des propos publics très critiques envers les positions du Chef de l’Etat et a rejoint le Comité de soutien de la France Insoumise lors de la dernière campagne électorale pour les Européennes. 
Outre son discours et celui du maire d’Auddè, Pierre Castellani, deux allocutions émanant de jeunes gens du village et témoignant d’une relève particulièrement motivée, ont été prononcées : l’une par Santa Lucchini, arrière-petite-fille du Capitaine Joseph Lucchini, qui avait fait ériger le Monument aux morts, et l’autre par Paul Tomasini-Mazières, 20 ans, descendant du fusillé. 
C’est le plus jeune héritier direct de cette mémoire très particulière de 14-18 à avoir, à ce jour, pris la parole lors d’une cérémonie sur ce sujet, en Corse comme dans l’Hexagone. Il a rappelé qu’il avait presque le même âge, à un an près, que son aïeul lorsqu’il est parti sur le Front et qu’il a été fusillé, même si leur situation familiale était très différente : Joseph Tomasini avait en effet déjà deux enfants, dont l’un était à peine né lorsqu’il a été exécuté !
La prestation de Paul a été d’autant plus émouvante qu’elle a eu lieu devant la statue représentant son ancêtre, dévoilée par un autre jeune homme du village, Ghjulianu Poggioli, arrière-petit-fils quant à lui du Capitaine Joseph Lucchini, maître d’œuvre du Monument aux morts érigé en 1921. 
Comme l’avait désiré l’officier du 173e R.I, ce n’est pas sous l’aspect d’un fusillé mais d’un Combattant qu’est figuré Joseph Tomasini, blessé à Couvonges et condamné à mort en septembre 1914, pour s’être soi-disant … mutilé volontairement :  une Affaire qui était survenue en pleine campagne violemment xénophobe contre les Corses et les soldats provençaux du XVe Corps, accusés de l’échec de l’offensive française - très mal préparée - de l’automne 1914, lors de la Bataille des Frontières !
Après l’allocution de Paul Tomasini, un autre moment très symbolique a suivi, avec l’interprétation par une jeune femme elle aussi originaire de notre village, Davia Benedetti, de la Chanson de Craonne traduite pour la première fois en corse par notre concitoyen Paulu Desanti, à la demande de Jackie Poggioli. 
La présence de cette célèbre chanson, emblématique des mutineries de 1917 et longtemps censurée, semblait faire écho au profil historiquement rebelle d’Auddè, un village marqué au début du XXe par les combats pour la Laïcité, puis en 1943 par la Résistance contre l’Occupant fasciste et dès la fin des Années 60 par la lutte du Mouvement autonomiste puis nationaliste contre le Clanisme, si ancré dans cette région de la Tarra di I Signori.
C’est probablement cet esprit frondeur qui explique pourquoi notre village est non seulement le seul de l’île et de l’Hexagone à avoir l’effigie d’un soldat passé par les armes sur son Monument aux morts, mais également le seul à avoir une stèle bilingue, en corse et en français, rappelant cette histoire. 
En revanche, c’est avec plusieurs autres localités insulaires, du Nord et du Sud de l’Ile, comme Tagliu Isulaccia, Casabianca, Zirubia, Munacia d’Auddè, Petraserena, Santa Riparata di Balagna, que notre village est monté en première ligne, depuis une décennie, pour la réhabilitation des Fusillés pour l’Exemple. Une offensive sans laquelle ils ont été rejoints par bien d’autres, si l’on en juge la pétition signée il y a quelques années sur le sujet.

La conférence
Notre salle communale était bien trop petite d’ailleurs pour accueillir le public venu voir l’Exposition sur les soldats corses fusillés et entendre la conférence. 
A la tribune, Jean-Marc Schiappa, Pierre Castellani et Jackie Poggioli se sont retrouvés au coude-à-coude avec Dominique Bucchini et Paul-André Colombani. 
C’est d’une même voix, concernant les Fusillés pour l’exemple, qu’ont parlé le Député nationaliste membre de l’actuelle Majorité territoriale et l’ancien Président de l’Assemblée de Corse, figure historique du Parti communiste, auteur en 2011 d’une Motion sur la demande de réhabilitation des soldats passés par les armes en 14-18 ou condamnés au bagne ou à la prison par des tribunaux militaires pour des raisons ne relevant pas du droit commun.
Jackie Poggioli, dont le documentaire sur les fusillés corses avait été à l’origine de cette Motion de l’Assemblée de Corse, un texte qui l’évoque d’ailleurs, a rappelé l’identité personnelle de ces soldats insulaires victimes des Conseils de guerre ainsi que leur profil social : des hommes de milieux très modestes et deux militaires de carrière, originaires les uns comme les autres du monde rural. 
Jean-Marc Schiappa est pour sa part revenu sur le long combat de son Association La Libre Pensée concernant les Fusillés en France. Tout dernier acte de cette organisation, elle a été en 2019 à l’initiative d’un très émouvant monument à la mémoire de ces soldats érigé à Chauny, dans l’Aisne. 
Le conférencier a précisé qu’avec son Association, il allait solliciter dès la Rentrée tous les groupes de l’Assemblée Nationale pour qu’ils se prononcent sur la réhabilitation des Fusillés.
Les organisateurs de la journée d’Auddè, appuyés par leurs concitoyens, ont pour leur part lancé une autre proposition, centrée sur l’île et sans doute plus susceptible d’avoir des suites concrètes et rapides. 
S’appuyant localement sur la pétition signée par le maire de de notre village en 2012 et bien au-delà, sur la motion de l’Assemblée de Corse de 2011, réclamant la réhabilitation des fusillés insulaires qui avait été votée à l’unanimité mais n’avait reçu aucune réponse de l’Etat, 
ils ont demandé que les représentants de l’actuelle Collectivité de Corse promulguent officiellement, en son nom, cette réhabilitation: Joseph Tomasini et Joseph Gabrielli ayant été rétablis dans leurs droits durant l’Entre-deux-guerres,  ils ne sont que quatre en fait dont les familles sont toujours en attente d’une réhabilitation, dont celles des deux militaires de carrière, engagés volontaires : le sergent Colonna-Bozzi d’Albitreccia et le caporal Sylvestre Marchetti, de Tagliu Isulaccia.
L’initiative en faveur des Fusillés corses serait l’occasion de faire entendre une nouvelle fois la voix d’une île, qui a montré ces dernières années qu’elle était indéniablement capable de parler en son nom propre. Cette démarche serait le reflet d’une Parole politique non inféodée à un pouvoir d’Etat arc-bouté, plus de cent ans après la première Guerre Mondiale, sur la justification de jugements notoirement entachés d’arbitraire. 
En battant en brèche publiquement ces condamnations pour l’exemple, la Corse serait la terre pionnière d’une mesure de réhabilitation éminemment démocratique : des officiers supérieurs français, notamment le regretté Général Bach, responsable du SHD, le Service Historique de la Défense, ont établi eux-mêmes en effet l’aspect hautement contestable, pour un Etat de droit, des condamnations à mort prononcées par les Conseils de guerre de 14-18, instruments d’une justice d’exception aux procédé expéditifs.
Contrairement à la France, d’autres pays, comme le Royaume-Uni, La Nouvelle-Zélande, le Canada, ont acté depuis des années la réhabilitation de « leurs » fusillés. Sans plus attendre, la Collectivité de Corse pourrait solennellement promulguer la même mesure, de la même façon qu’elle a pris d’autres décisions non conformes à celles de l’Etat, au nom de l’humanité et de la justice. 
C’est en tout cas le souhait des nombreux participants à la Journée d’Auddè et d’élus de tous bords, que les organisateurs remercient d’avoir bravé la canicule pour être présents à leur invitation. 
Un grand merci également à Raymond Lucchini, responsable « Mémoire » des Anciens Combattants du Sud de l’île, venu de Munacia pour enregistrer l’ensemble de cette Journée, ainsi qu’à Jean-Marc Schiappa qui s’est rendu disponible en pleines vacances pour tenir cette remarquable conférence.

dimanche 11 août 2019

[Nouvelles] Aullène > Conférence > Les fusillés pour l'exemple > Jean-Marc SCHIAPPA.


 Debout, Dominique BUCCHINI.
 Debout, Mr Jean-André COLOMBANI, Député de la Corse du Sud.

 Assis, en chemise blanche, Jean-Marc SCHIAPPA.




samedi 10 août 2019

[Nouvelles] Aullène > Cérémonie > Monument aux Morts > Installation Statue Joseph TOMASINI.

Ce jour, 09 août 2019, cérémonie commémorative de pose sur son socle du monument aux morts après restauration de la statue du poilu abimée par une chute.















mercredi 11 novembre 2015

[nouvelles] Aullène & Monacia d'Aullène > les fusillés pour l'exemple

Il y a cent ans...

Le texte ci-dessous a été proposé par Maria-Aurelia d'Auddè :

2015, Centenaire de la deuxième année de la dite « Grande Guerre », correspond également à un autre sinistre anniversaire de ce conflit : celui de la période où les fusillés pour l’exemple ont été le plus nombreux. Leur question semble cependant avoir déserté le champ public insulaire. Pourtant, aucune réponse n’a été donnée par l’État à la demande de réhabilitation collective votée à l’unanimité, il y quatre ans, par l’Assemblée de Corse.

La seule mesure officielle accordée par le ministère de la Défense à la mémoire d’un fusillé non réhabilité a été, en 2012, une cérémonie à Ampuis concernant le soldat Jean-Julien Chapelant. Elle avait été demandée par les écoliers de son village. Visiblement la voix de l’Assemblée de Corse est moins audible à Paris que celle des enfants d’une localité continentale !

Les demandes de réhabilitation individuelles, envoyées au président de la République par les familles des soldats Virgu Luigi et Sylvestre Marchetti -qui était un engagé volontaire- sont elles aussi restées lettre morte. Balayés également les vœux exprimés sur le même sujet par les présidents des deux Conseils généraux de Corse, et par les maires des communes ayant eu un de leur fils passé par les armes. Balayées les voix de la Ligue des droits de l’Homme, de nombreuses association et de toutes celles, émanant de la société civile insulaire, qui réclament la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple.

Le gouvernement considère visiblement avoir réglé définitivement cette question par une mesure dilatoire adoptée en 2014 : la numérisation des dossiers des soldats concernés, aujourd’hui disponibles en ligne, et l’aménagement d’un espace évoquant les fusillés au musée de l’Armée. Fermez le ban : l’honneur des fusillés pour l’exemple a été enterré une seconde fois.

La Corse, forte de son héritage culturel, de sa conception propre de la justice et de son rapport à la mémoire des siens, avait pour sa part donné un tout autre type de réponse à ce sujet. Les dépouilles de Sylvestre Marchetti et de François Guidicelli ont été ramenées sur leur terre natale, dans leurs villages, et les circonstances de leur exécution sont rappelées sur leurs tombeaux. Le nom de Virgu Luigi a été inscrit à l’initiative de sa famille sur le monument aux morts de Casabianca. À Aullène, une stèle a été apposée par la municipalité sur le monument aux morts à la mémoire de Joseph Tomasini, réhabilité, lui, depuis longtemps mais dont la dépouille, contrairement à celle d’un soldat passé par les armes avec lui, n’a pas été rapatriée à l’époque et s’avère aujourd’hui introuvable.

Si la Corse a marqué par ces multiples initiatives son refus de voir le souvenir de ses fusillés pour l’exemple effacé à jamais, plusieurs d’entre eux gisent encore comme des chiens, loin de leur île, sans même une tombe à leur nom. Parmi eux, César-Antoine Colonna-Bozzi, d’Albitreccia, militaire de carrière aux états de service irréprochables, passé par les armes pour avoir dû obéir à l’ordre absurde d’un officier retiré entretemps du front… pour problèmes mentaux. Sa réhabilitation, réclamée à maintes reprises après-guerre par ses camarades de régiment, n’a jamais été accordée. Comme celles de ses camarades d’infortune, corses ou pas, elle n’est toujours pas actée.

En cette fin d’année 2015, où résonne si fort dans l’île le souvenir de nos poilus morts au combat, plus nombreux dans tant de nos villages que leur population actuelle, l’Assemblée de Corse doit publiquement dire à l’État, au nom de tous les nôtres tombés pour la France, que la mesure de 2014 ne saurait être une réponse à la question douloureuse des fusillés pour l’exemple. C’est un déni de justice. C’est une injure à la mémoire de ces soldats et à leur honneur. C’est une disposition inique, pour un pays qui se présente comme celui des droits de l’Homme, au vu de la réhabilitation des fusillés réalisée depuis des années par plusieurs autres pays, comme le Canada et le Royaume-Uni.

En l’attente d’une loi ou d’une mesure digne d’une république héritière de 1789, l’Assemblée de Corse, si elle est véritablement fidèle aux motions qu’elle vote, se doit de leur donner suite et en l’occurrence d’organiser, par exemple, une cérémonie symbolique pour nos fusillés. Qu’elle daigne apposer au moins, dans son enceinte, une stèle rappelant leurs noms à tous. In mimoria à tutti i nosci morti di u 14.


mercredi 18 juillet 2012

[Archives dép.] Aullène > fusillés de première ligne > Joseph Marie Tomasini, 1914 - 2012

Chacun se souvient de ce magnifique documentaire de Jackie Poggioli, journaliste à FR3 Corse Via Stella, sur les fusillés de première ligne pendant le grand conflit mondial.
TOMASINI Joseph Marie était de ces soldats corses si injustement sacrifiés.
Je viens de retrouver un article en parcourant le journal A Muvra, qui rend un hommage à sa personne et son courage en langue corse. (Source AD2A)
(Il serait judicieux de le traduire en français).

Tomasini Joseph Marie, Fusillé 1914

mercredi 10 août 2011

[presse] Aullène > débat > 14-18 > fusillés en première ligne

Débat ce soir à Aullène sur l'histoire des fusillés en première Ligne lors de la première guerre mondiale.

Fusillés de 1e ligne : débat à Aullène

dimanche 7 août 2011

[nouvelles] Aullène > conférence sur "Les fusillés en première ligne"

L'association "Tutti in paese" vous invite à assister à la conférence animée par Jackie Poggioli sur le thème des fusillés corses en première ligne le mercredi 10 août 2011 à 18 heures à la salle communale.

La conférence recevra la participation de Ligue des droits de l'homme et de l'association "Sylvestre Marchetti".

Nous vous rappelons que Jackie Poggioli a réalisé un excellent reportage pour FR3 Corse ViaStella diffusé dans le courant du mois de juin 2011 sous le titre "Fusillés en première ligne / Fucilati in prima ligna". Pour lire les notes de ce blog sur le sujet, vous pouvez cliquer ici.

vendredi 3 juin 2011

[presse] Aullène > FR3 Corse Via Stella > émission Ghjenti > documentaire "Fucilati in Prima Ligna"

Le magnifique documentaire de Jackie Poggioli, "Fucilati in Prima Ligna", sera diffusé ce soir sur FR3 Corse Via Stella à 20h45.


Documentaire 'Fusillés en première ligne' de Jackie Poggioli

mercredi 1 juin 2011

[Archives dép.] Joseph Marie Tomasini, mort pour la France

Certains d'entre vous ont peut-être eu l'occasion de voir le documentaire de Jackie Poggioli sur les fusillés "pour l'exemple" de 14-18 diffusé samedi et dimanche dernier en langue corse sur FR3 et ViaStella. Vous pourrez voir ou revoir ce documentaire "Fusillés en première ligne" sur ViaStella ce dimanche 5 juin à 15h45 et en langue française.

L'un des sujets de ce documentaire est d'Aullène et Monacia : Joseph Marie Tomasini mort pour et par la France en septembre 1914, victime d'une terrible injustice.

François est allé aux Archives départementales rechercher sa fiche militaire du registre matricule pour laquelle Alain Venturini, directeur des AD, nous a fort aimablement accordé le droit de publication sur le site et le blog d'Aullène et de Monacia.


fiche militaire de Joseph Marie Tomasini d'Aullène et Monacia

[Archives départementales de la Corse du Sud : http://www.cg-corsedusud.fr/patrimoine-et-culture/archives-departementales]

samedi 28 mai 2011

[nouvelles] "Fusillés en première ligne"

La diffusion de l'excellent documentaire "Fusillés en première ligne" de Jackie Poggioli se fera ce jour à 15h25 sur France 3 Corse et à 15h45 sur ViaStella.

Une autre diffusion est prévue sur ViaStella le dimanche 5 juin à 15h45.

jeudi 26 mai 2011

Pas de bateau ? Au peloton d'exécution !

Alors que nous démaquisions récemment autour des ruines d'un des dix-huit moulins à grains de Monacia tout en échangeant des propos sur les difficultés rencontrées par nos ancêtres à survivre dans une île surpeuplée, la conversation dériva sur l'évolution des échanges avec le continent et déboucha sur l'histoire très récente.

Noël me raconta alors la tragique fin de Paul Tomasini, forgeron à Monacia/Aullène, qui aurait été fusillé en tant que déserteur en 14-18 pour ne pas avoir pu trouver un bateau le ramenant en temps et en heure auprès de son unité ; la famille se serait battue avec succès pour qu'il soit réhabilité et que son nom soit ajouté au monument aux morts (photo monument aux morts Monacia). L'armée aurait fait subir le même sort, et pour la même raison, à un autre de Monacia/Aullène dont la famille n'eut hélas pas la chance d'obtenir la réhabilitation.

Voilà pour l'histoire transmise oralement à Aullène et Monacia.

En réalité, si la tragédie demeure, les faits sont différents.

Hasard du calendrier, c'est ce samedi 28 mai que sera diffusé à 15h25 sur France 3 Corse et à 15h45 sur ViaStella "Fucilati in prima ligna", un documentaire réalisé par Jackie Poggioli sur l'histoire de ces soldats corses fusillés durant la Première Guerre mondiale.

Jackie a étudié en détail les documents et archives relatifs à cette affaire et a pu remettre en évidence la terrible vérité : une des premières "bavures" de 14-18 reconnue comme telle par l'armée française.

Notre malheureux soldat était bien forgeron à Monacia mais s'appelait Joseph-Marie Tomasini ; au moment de son décès il était âgé de 21 ans et père de deux jeunes enfants.

Joseph-Marie fut envoyé au peloton d'exécution après un rapide jugement car, blessé au front de la Marne, il fut accusé à tort de s'être mutilé volontairement. C'est la découverte d'une balle allemande dans le corps d'un des co-inculpés qui poussa ensuite l'armée à organiser un jugement en réhabilitation de tous les co-inculpés de Joseph-Marie. Il était hélas trop tard pour Joseph-Marie qui ne put être réhabilité que de manière posthume.

Vendredi 27 mai, la soirée de projection en avant-première du documentaire "Fucilati in prima ligna" de Jackie Poggioli se verra honorée de la présence de Josette et Jean-Marie, deux des petits-enfants de Joseph-Marie Tomasini.

Jackie organisera une conférence-débat à Aullène sur le thème de son documentaire, probablement vers la fin du mois de juillet et le début du mois d'août.