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vendredi 8 mai 2015

[presse] Aullène > meurtre commis en 2008, victime Darouazi Khemaies : re-jugement cour d'assises de Nice

Karim HEMISSI et Simon FOSSEY, coaccusés dans les deux premiers procès à Ajaccio et Bastia, seront rejugés prochainement par la cour d'assises de Nice (06).


mercredi 24 novembre 2010

[presse] Aullène > 1893 > cour d'Assises de Bastia (24.11.2010)

Ci joint la liste publiée le 5 novembre 1893 dans le quotidien "Le petit Bastiais" des membres des jurés de la cour d'Assises de Bastia qui doit se tenir au dernier trimestre de l'année 1893. On note la présence d'un Aullènois en la personne du sieur DESANTI Pierre Paul, pharmacien.


lundi 26 février 2007

[archives nat.] Cour d'assises Bastia / 1848 / Affaire Lilla Lanfranchi

Dans le cadre des recherches effectuées par François Tafanelli parmi les archives publiques policières et juridiques de nos villages d'Aullène et de Monacia, sa correspondante Jeanine Thery lui a communiqué les photographies prises aux Archives nationales d'un compte rendu du troisième trimestre 1848 de la Cour d'assises de Bastia d'une affaire de meurtres à Aullène. Parmi les noms cités dans le compte rendu se trouvent : Desanti et Lanfranchi.

Pietro Paolo Desanti, fils de Don Santo Desanti et de Maria Caterina née Desanti, s'est marié à Aullène le 1 juin 1847, à l'âge de 25 ans, avec Maria Livia Sinoncelli (voir la note correspondante).

------------- début du texte retranscrit -------------

1851, Cour d'assises de Bastia, affaire Lilla Lanfranchi

Compte rendu des affaires jugées par la Cour d'assises de la Corse pendant le 3ème trimestre de 1848, sous la présidence M. le Conseiller de la Cour.

1848, Cour d'assises de Bastia, affaire Lilla Lanfranchi

23e
Lanfranchi Lilla
(assassinat)

Le 21 août 1847 Pierre Paul Desanti tombait sous un coup de fusil à quelque distance d'Aullène. Le coup partait d'un makis qui borde la route. Un enfant qui devançait Desanti de quelques pas entendit le frôlement d'une robe dans le makis et distingua des vêtements de femme.

1848, Cour d'assises de Bastia, affaire Lilla Lanfranchi

Cela se passait à l'orée de la nuit qui était close lorsque Lilla Lanfranchi revint au moulin qu'elle habitait avec sa mère. Une jeune fille s'y trouvait et Lilla dans l'exaltation qui suit souvent une résolution violente lui raconta la mort de Desanti qu'elle avait tué ou fait tuer ; ce que le témoin ne précisait pas.

Lilla acusait d'intimes relations avec Desanti et lui avait envoyé des émissaires pour le décider à l'épouser. Sur son refus elle s'était répandue en menaces et on l'avait vue s'exercer au tir du fusil. Enfin Desanti s'était marié depuis deux mois avec une autre femme. Ce fut là son arrêt de mort.

L'accusée a nié aux débats toute espèce de relation avec la victime et toute participation à sa mort.

Les charges étaient accablantes. Desanti lui-même l'avait désignée en mourant.

Quatre voix ont prononcé son acquittement qui est dû aux pressantes sollicitations de la famille et aux préjugés du pays.

------------- fin du texte retranscrit -------------


samedi 10 février 2007

[archives nat.] Cour d'assises Bastia / 1851 / Affaire Pompée Chiaroni

François Tafanelli ayant entrepris d'éplucher soigneusement les archives publiques policières et juridiques concernant nos villages d'Aullène et de Monacia, une correspondante, Jeanine Thery, a eu la gentillesse de lui communiquer les photographies prises aux Archives nationales d'un compte rendu du premier trimestre 1851 de la Cour d'assises de Bastia d'une affaire de meurtres à Aullène. Parmi les noms cités dans le compte rendu se trouvent : Chiaroni, Lanfranchi, Lucchini et Vesperini.

Référence du document photographié aux Archives nationales : AN CARAN – BB- 21/152/2



Pour expliquer au lecteur pourquoi le rédacteur du compte rendu insiste sur la différence de traitement envers des plaignants obscurs et un accusé bénéficiant de protections, il est nécessaire de noter que les familles alliées de Pompée Chiaroni et de Jean Lanfranchi étaient celles de notables bien assis et pourvus de solides connexions. En outre, si aujourd'hui la colère du rédacteur nous semble bien justifiée au regard du traitement moderne de la justice, il faut tenter de se remettre dans le contexte historique et garder à l'esprit qu'un traité de paix, généralement objet de longues et pénibles tractations, ayant été signé devant le curé d'Arbellara, l'affaire avait probablement été déjà considérée comme close et le pardon accordé par les familles concernées.

Voilà un sujet intéressant que des recherches plus précises pourront peut-être mieux éclairer.


Autres références utiles : "Vendetta et banditisme en Corse au XIXe siècle" par Stephen Wilson.

------------- début du texte retranscrit -------------


1851, Cour d'assises de Bastia, affaire Pompée Chiaroni

Cour d'assises séant à Bastia
1er trimestre de 1851
Compte rendu des affaires criminelles jugées sous la présidence de Mr. le Conseiller Justin de la cour.

1851, Cour d'assises de Bastia, affaire Pompée Chiaroni

N° 15
Meurtre avec préméditation et guet-apens
Chiaroni Pompée, 27 ans, propriétaire célibataire, sachant lire et écrire assez bien. Condamné à 15 jours d'emprisonnement pour port d'armes prohibées par le tribunal de Sartène. Né et domicilié à Aullène (Corse).
Tribunal de Sartène
M. Cauret juge d'instruction


En avril 1842, un Lanfranchi était assassiné à Aullène et Luccchini Jean était poursuivi comme son meurtrier.

Le 12 mai suivant, Toussaint et Alfonsi Vesperini beaux frères de Lucchini rentraient à cheval d'Aullène à Arbellara. A Luguoli à un kilomètre d'Aullène trois coups de feu partent du talus qui domine la route de derrière une haie. Tousssaint Vesperini tombe sans vie. Une nouvelle décharge de trois coups se fait entendre. Alfonsi tombe à son tour atteint de deux balles, l'une à la cuisse et l'autre au talon gauches. Son cheval est tué. Il se relève et se jette dans un makis. Deux des assassins qui étaient au nombre de trois l'y poursuivent, et là immobile il les vit se livrant à leurs recherches. Il reconnut Lanfranchi Jean et Pompée Chiaroni. Ce dernier criait : Arrive ici, le voilà qui se sauve. 6 jours après Alfonsi était mort.

Indépendamment de cette attestation formelle d'Alfonsi, Chiaroni avait à combattre deux charges écrasantes. Ainsi il avait pris la fuite immédiatement après le crime et il ne reparaissait devant la justice qu'après huit années d'exil. Un traité de paix était intervenu entre sa famille et celle des victimes.

1851, Cour d'assises de Bastia, affaire Pompée Chiaroni

Enfin l'un de leurs frères présentait aux débats une lettre de l'ancien curé d'Arbellara qui avait été l'instigateur de la paix et dans laquelle il était dit qu'il fallait pardonner à Chiaroni, malgré son crime.

Tout cela était plus que suffisant pour faire condammer un accusé sans appui ; mais Chiaroni était doublement protégé par l'obscurité des plaignants et par les vives instances de ses protecteurs parmi lesquels figurait au premier rang celui des jurés de la session désigné dans la précédente affaire.

Il a été scandaleusement acquitté. Jean Lanfranchi son co-assusé l'avait été également en 1843.


------------- fin du texte retranscrit -------------