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lundi 28 mai 2018

[Nouvelles] Aullène & Monacia d'Aullène & Porto-vecchio > Projection documentaire "Les résistantes Corses" Centre culturel Porto-vecchio.

Vendredi 1er juin, à 19 h, Jackie Poggioli est l'invitée du Centre Culturel de Porto Vecchio, où a lieu une projection de son documentaire sur les Résistantes corses déportées. 
Ce film avait été choisi par l'Assemblée de Corse pour illustrer la Journée des droits ds Femmes, le 8 mars 2017. 
Il avait été également présenté à l'Assemblée Nationale, permettant ainsi de faire connaître hors de l'île les destins de ces héroïnes trop méconnues.
La projection à Porto Vecchio sera quant à elle l'occasion de rendre hommage aux Résistants, hommes et femmes, de notre région de l'Extrême-Sud, qui a été l'un de ses foyers les plus actifs.

vendredi 20 mai 2016

[Presse][Nouvelles] Aullène & Prunelli di Fiumorbo > Projection débat à Abbazia documentaire Résistantes coirses déportées.

Article découvert sur le site: "corsica webzine".



            
             Abbazia : film et débat sur la Résistance corse et la Déportation
                
Les Résistants du Fiumorbu morts dans les Camps nazis sont très méconnus. C’est à leur mémoire que Jackie Poggioli veut dédier la présentation de son film sur les Femmes corses déportées, programmé le 21 mai à Abbazia.
La réalisatrice de ViaStella dévoilera des éléments d’information sur ces héros fiumurbacci trop oubliés, lors du débat qui suivra la projection à 14h30, au cinéma l’Excelsior. Elle espère que des proches de ces martyrs -ou de ceux originaires d’autres régions insulaires- se feront connaître à cette occasion. Ils pourraient aider à extirper davantage de l’oubli ces hommes d’exception. Capital également, pour la journaliste, d’entendre des témoignages sur le Camp de Prunelli di Fiumorbu, où étaient internés ou assignés à résidence des prisonniers politiques durant l’Occupation avant d’être, pour certains, déportés en Italie.
Par ailleurs, Jackie Poggioli souhaite mettre à profit sa venue à Abbazia pour rendre hommage à de célèbres Résistants de la région : elle rappelle notamment le martyr de Robert Guidicelli, de Chisà, tué par la Gestapo après de terribles tortures le 14 août 1943, et Jean Simonpoli, de Ventiseri, le poète-maquisard, fusillé le 21 juillet 1944, et dont le nom est gravé au Panthéon. En même temps que ces héros assassinés par l’Occupant, Jackie Poggioli veut également saluer la mémoire du Capitaine Louis Milelli, de Vezzani, qui a aidé les juifs persécutés et a été décoré de la médaille des Justes, d’Albert Preziosi, de Vezzani également, légendaire aviateur de l’Escadron de chasse Normandie-Niemen, et de François Vittori, d’Isulaccia di Fiumorbu. Décédé en 1977, cet ancien des Brigades Internationales a été l’un des Responsables militaires de la Résistance corse.
Au-delà de ses films sur la Seconde Guerre, consacrés à des figures emblématiques comme Jean Nicoli, Fred Scamaroni et Dumenicu Ribeddu, Jackie Poggioli poursuit, depuis plusieurs années, des investigations sur des pans méconnus de la Résistance insulaire, et a réalisé Expositions et conférences sur ce sujet. Son documentaire sur les Femmes corses déportées a fait l’objet de projections à la CTC et à l’Assemblée Nationale.




samedi 12 mars 2016

[Nouvelles] Aullène & Ajaccio & Corse > Journée Internationale de la Femme > Assemblée de Corse.





         L’Assemblée de Corse et les Femmes
C’est un acte politique fort que les deux Présidents de l’Assemblée de Corse ont accompli, ce 8 mars. Ils ont tenu à célébrer la Journée Internationale de la Femme de façon totalement inédite, dans ce lieu le plus représentatif du Pouvoir politique insulaire. Et cet hommage, ils ont choisi de le faire en s’appuyant sur un documentaire en langue corse, produit par ViaStella, consacré à des Résistantes insulaires Déportées. C’est un choix doublement symbolique.
 La longue mise au ban du Corse, qui était la langue maternelle des héroïnes évoquées dans ce film, renvoie en effet comme un écho troublant à leur oubli à elles. Le choix de rappeler leurs parcours réveille de fait le souvenir de générations d’ombres féminines qui ont fait la Corse mais qui gisent pourtant, sans nom et sans visage, dans les ténèbres de l’Histoire.
L’effacement des Femmes, dans la représentation mémorielle insulaire, est une évidence trop souvent ignorée ou niée, alors même qu’elle crève les yeux : en témoigne -entre autres exemples- leur absence totale dans la Statuaire civile corse, érigée dans l’espace public, qu’elle soit d’ailleurs d’inspiration corsiste, bonapartiste, jacobine, républicaine. Aucune effigie de femme sur nos places, aux côtés de Sambucucciu, Vincentellu d’Istria, Sampieru, Napoléon et ses frères, les maréchaux de l’Empire, les soldats et  Généraux corses des Armées de la République, les Résistants de la Seconde Guerre ! Un Panthéon symbolique, uniquement viril, comme on le voit. Aux oubliettes, même les quelques héroïnes du XVIIIe qui avaient pourtant réussi à marquer la mémoire collective, Maria Gentile, Faustina Gaffori, Rusanna Serpentini, A Monaca Rivarola. Aux oubliettes toutes leurs congénères, y compris les Résistantes et Déportées du XXe siècle. Le buste de Danielle Casanova, la seule héroïne rappelée dans la pierre, n’est pas érigé dans l’espace public, mais dans une aire privée et funéraire : son tombeau, perdu dans le maquis de Piana.
L’unique représentation féminine qui se dresse sur nos Places publiques -en-dehors de la Madona, de l’allégorie de Marianne et de celle de …la Pudeur (!) -c’est l’image de la Mère des soldats de 14, montrant à ses fils le chemin à suivre : celui d’une mort forcément glorieuse, au Champ d’honneur -dans l’enfer des Tranchées. Comme si c’était celui-là -si tant est qu’il ait existé !- le plus beau rôle des Femmes corses dans l’Histoire, le seul qui mériterait d’être gravé dans le marbre.
A l’opposé de cette terrifiante vision, façonnée par  le discours dominant, celle d’une Mère sacrificatrice de ses enfants mâles, au nom d’un Pouvoir Supérieur, et celle d’une Donna corsa qui ne participerait de fait à l’Histoire qu’à travers les hommes de sa lignée, les Résistantes insulaires déportées racontent une tout autre mémoire. Celle de Femmes engagées contre un Ordre barbare, pas seulement comme mères, ou épouses/ filles / sœurs, mais comme des êtres libres de toute tutelle, majeurs, même à cette époque où l’Etat français ne leur avait pas encore octroyé le droit de vote, où elles n’étaient pas considérées comme des citoyennes à part entière.
A l’heure où les Droits des Femmes sont toujours niés ou remis en question dans de nombreux pays, et où la Corse est secouée par des vents mauvais, oui, il fallait plus que jamais rappeler le souvenir de ces Combattantes de la Liberté, si oubliées des Commémorations insulaires de 1943 et de 1945. Il fallait rendre publiquement hommage à ces Femmes de l’Ombre, qui ont lutté contre le fascisme, celui de l’Occupant, mais également celui de l’Etat français pétainiste.
Merci à Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni d’avoir remis ces Résistantes déportées au cœur du débat, ce 8 Mars, dans cette Assemblée où bat le pouls de la démocratie corse.
Jackie Poggioli   

dimanche 31 janvier 2016

[nouvelles] Aullène & Paris & Corse > documentaire sur les résistantes corses déportées > compte rendu projection


Compte rendu de la projection à l’Assemblée nationale par Jackie Poggioli

La projection de mon film au Palais-Bourbon est un nouveau pas dans le chemin de mémoire que j’ai entrepris pour extirper les Corses déportées de la nuit de l’Histoire, où elles avaient disparu pour la plupart. Il me faut préciser que la séance n’a pu se faire que dans des conditions de sécurité draconiennes, vu le lieu et le plan Vigipirate, encore renforcé par l’état d’urgence. La projection n’était ouverte qu’à des invités en nombre très limité et des personnes intéressées ont hélas été refoulées par les services de sécurité. Si quelques places sont restées inoccupées, à cause d’agendas trop chargés, c’était celles réservées aux députés et élus corses, leurs pairs continentaux eux-mêmes n’ayant pas pu être conviés à la projection, vue l’exigüité de la salle !

La présentation de la soirée a été faite, avec émotion et chaleur, par le député François Pupponi, originaire de Tallano. Plusieurs Aullénois étaient présents. Parmi eux, notamment, les descendants de résistants, comme Antoine Benedetti et Dominique Ribeddu. Des représentants de familles de déportées corses évoquées dans le film étaient là eux aussi : c’était le cas par exemple des proches de Noëlle Vincensini, de Danièle Casanova, de Janine Carlotti-Lévy. En l’absence de Paul Giacobbi, qui accompagnait le président de la République en Inde, son épouse a honoré de sa présence cette projection. Le grand-père de Paul Giacobbi a en fait joué un rôle important pour retrouver l’une des déportées corses, Janine Carlotti, dont la trace avait été perdue. Il faut rappeler par ailleurs qu’en juillet 1940, Paul Giacobbi, a été l’un des 80 parlementaires français à voter contre les pleins pouvoirs donnés à Pétain. Eu égard certains débats très actuels, il est nécessaire également de préciser que la déchéance de la nationalité française avait déjà à cette époque été appliquée : la mesure avait visé le général de Gaulle !

Outre la mise en lumière des femmes corses déportées, j’ai été très émue de contribuer avec cette projection à un autre évènement inédit : l’entrée de la langue insulaire au Palais-Bourbon. Même la version française de mon film qui y était projetée est en effet émaillée d’interviews en Corse : celles de deux fils de déportées, dont le corse est la langue maternelle, comme elle l’était pour leurs propres mères.

Merci au site d’Aullène et à François Tafanelli, d’avoir relayé l’annonce de cette soirée et tanti ringrazii dino pà a so prisenza à i nosci paisani (dont certains comme Olga sont venus de Corse-même pour cette projection !).

samedi 8 août 2015

[nouvelles] Alta Rocca & Levie & Aullène > documentaire FR3/Via Stella "Les résistantes corses déportées"

Une idée de sortie...

A voir ou revoir...

Ce jour, 8 août 2015 à 17 h 00, au musée de l'Alta Rocca à Levie, projection, suivie d'un débat, du documentaire "Les résistantes corses déportées" de la journaliste documentariste Jackie Poggioli. 

mercredi 3 juin 2015

[nouvelles] Aullène & Monacia d'Aullène & Ajaccio > FR3 Via Stella, émission présentée par Philippe Martinetti, journaliste



Jeudi 4 juin 2015, à 18 h 30, Via Stella :

Dans le cadre de son émission quotidienne 6 1/2 , Philippe Martinetti, reçoit Jackie Poggioli, réalisatrice venue présenter son dernier documentaire « Résistantes corses déportées ».

Ce documentaire sera diffusé ce vendredi 5 juin à 20h 40, sur ViaStella.

A l’heure où deux Résistantes Déportées, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, rentrent au Panthéon, ce documentaire fait la lumière sur leurs camarades corses déportées, pour la plupart totalement méconnues.Si leurs visages n’ont pas encore tous été retrouvés, les dossiers de dix-huit d’entre elles ont été découverts dans les Archives du Ministère de la Défense.

Les descendants de plusieurs de ces héroïnes livrent pour la première fois leurs témoignages dans cette investigation inédite signée Jackie Poggioli.